L'histoire de Kaamelott, c'est top, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais ce qui a rendu la série aussi « culte », ce ne sont pas les péripéties d'Arthur pour trouver le Graal. Non ! En fait, ce qui l'a rendue culte, ce sont les répliques drôlissimes qui sortent de la bouche de chacun des personnages. Pas un seul n'est en reste, tous ont au moins une ligne qui restera dans les annales. En voici un court échantillon, suffisant pour prouver la qualité des dialogues.
Arthur (le cynisme) :
-« C'est vrai que vous êtes le fils d'un démon et d'une pucelle? Vous avez plus pris de la pucelle... »
-« Sortez vous les doigts du cul ! » (en hurlant)
-« Nouvelle technique : on passe pour des cons, les autres se marrent et on frappe. C'est nouveau. »
Bohort (la peur incarnée) :
-« J'irai me coucher quand vous m'aurez juré qu'il n'y a pas dans cette forêt d'animal plus dangereux que le lapin adulte ! »
-« Mais vous êtes un grand malade mental! »
-« Méécrééaaaaaaaaants ! » (Hurlant)
Guenièvre (la bêtise) :
-« A votre avis, le fait que vous ne me touchiez pratiquement jamais, ça a une influence sur la fécondité ? »
Karadoc (la voracité) :
-« Si la jeunesse se met à croire à ces conneries on se dirige tout droit vers une génération de dépressif ; le gras, c'est la vie. »
-« Sire ! Enfin vous arrivez pour me sauver. [...] De l'hypolipémie ! J'ai plus de gras dans le sang. Je vais me mettre à peler et à perdre mes cheveux... Ça y est... Je vois trouble. C'est le manque de gras, je me dessèche."
Léodagan (la brutalité) :
-« Vous êtes marié tout comme moi, vous savez que la monstruosité peut prendre des formes très diverses. »
-« Prenez la roue par exemple, ben ça c'est festif ! Parce que le condamné est attaché et on commence par lui casser les bras et les jambes. Bon ben tout le monde peut venir avec son petit bâton, tout le monde participe. C'est festif ! »
-« Oh, la fierté... Si j'avais dû être à cheval là-dessus je vous aurais pas épousée, déjà. »
Le maître d'armes (la digne vulgarité) :
-« En garde, ma biquette ! Je m'en vais te découper le gras du cul, ça t'fera ça de moins à trimbaler ! »
Merlin (le plus nul de tous les enchanteurs, pour le justifier : il ne sait même pas faire bouillir de l'eau) :
-« Vous n'êtes pas le plus fort, Môssieur Elias! Quand on confond un clafoutis et une part de clafoutis, on vient pas la ramener ! »
Perceval (le record du monde de l'absurdité) :
-« Faut faire comme avec les scorpions qui se suicident quand ils ont entourés par le feu, faut faire un feu en forme de cercle, autour d'eux, comme ça ils se suicident, pendant que nous on fait le tour et on lance de la caillasse de l'autre côté pour brouiller... Non ?... »
-« Donc, pour résumer, je suis souvent victime des colibris, sous-entendu des types qu'oublient toujours tout, euh, non... Bref, tout ça pour dire, que je voudrais bien qu'on me considère en tant que tel. »
-« De toute façon, les réunions de la Table Ronde c'est deux fois par mois. Donc si le mec il dit après-demain à partir de dans deux jours, suivant s'il le dit à la fin du mois, ça reporte. »
-« Dans la vie, j'avais deux ennemis: le vocabulaire et les épinards. Maintenant j'ai la botte secrète, et je bouffe plus d'épinards. Merci, de rien, au revoir messieurs dames. »
-« Bonjour, Sire. Je trouve qu'il fait beau mais frais, mais beau. »
Yvain (le syndicalisme) :
-« J'estime ne pas avoir à subir les fantasmes carriéristes d'une entité générationnelle réactionnaire et oppressive ! »
-« Gauvain, il est revenu avec une écharde dans le doigt... Ouais ben, euh, n'empêche, si ça s'infecte, on peut mourir, j'vous ferai dire. »
-« Si elle (la guêpe) pique dans la gorge, on peut en mourir j'te f 'rai dire ! »
-« La quête du Graal, je veux pas y aller, j'ai une otite ! »
-« Je refuse d'aller me battre pour soutenir une politique d'expansion territoriale dont je ne reconnais pas la légitimité. »